On entend souvent, à droite, le même argument pour contrer le dynamisme des listes conduites par Bertrand Delanoë. Voter Delanoë, nous dit-on, s’est voter pour les communistes. Les termes employés alors systématiquement ont pour but de renvoyer aux heures sombres de l’URSS. Pour exemple, une dépèche Reuters publiée mardi 11 mars au soir, qui reprenait les principaux temps forts du meeting de Françoise de Panafieu dans le 12e arrondissement.
A la tribune, la ministre de l’Economie a mis en garde l’éventualité que la mairie tombe à nouveau dans “des mains socialo-communo-vertes”.
Avant elle, un de ses co-listiers a rappelé que “le 18 mars 2001, nous avons entendu jouer l’Internationale” pour célébrer la victoire de Bertrand Delanoë.
Le meeting de mardi soir s’est terminé lui par une Marseillaise. “Voilà notre Internationale!”, a conclu Jean-Marie Cavada.
La spécialiste des finances qu’est Mme Lagarde devrait se garder de dénoncer cette alliance. Oui, sur Paris, les listes “Un temps d’avance” regroupent des candidats socialistes, verts, communistes, radicaux, chevenementistes, ainsi que des personnalités de la vie civile. Oui, depuis 2001 déjà, nous fonctionnons avec ces différentes sensibilités. Cela ne nous a pas empéché d’avoir une gestion financière extrêmement saine (cf mon article précédent). Et ce n’est pas pour cela que l’internationale est enseignée dans les écoles de la capitale.
Agiter le spectre d’un communisme totalitariste et rétrograde relève selon moi de la calomnie, et tend à prouver que Mme de Panafieu, à court d’arguments tangibles, tente un rebond par la peur.
Espérons qu’elle adopte un discours plus politique et constructif lors du débat télévisé ! Paris mérite mieux que ce genre d’argumentaire désespéré ! Quant à utiliser la Marseillaise à la fin d’un meeting pour une élection locale et non nationale, je trouve cela déplacé et manipulateur.
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