Alors que certains voudraient nous faire peur en assurant que “voter à gauche, c’est voter une augmentation des impôts et une mauvaise gestion financière des villes”, je crois qu’il faut rétablir la vérité sur la base des faits observés dans la mandature qui s’achève en ce qui concerne la gestion financière et fiscale de Paris. [merci au site des jeunes Paris 15 pour avoir collecté ces informations]
1. Gestion financière : La ville de Paris a obtenu pour la première fois en 2007 la note maximale (AAA) décernée par les trois grandes agences de notation financières Standard&Poors, Moody’s et Fitch Ratings.
- Pour Standard&Poors, cette note reflète “la richesse du tissu économique, ses performances financières solides, son endettement modéré, la qualité de son management ainsi que son important potentiel fiscal“.
- Moody’s souligne que Paris, avec ces notes, se situe au même niveau qu’Ottawa, Stockholm ou Vienne, ou des régions comme la région flamande ou la Bavière, réputés pour leur gestion financière.
- Fitch Ratings a souligné que le niveau d’endettement de la ville représente “trois années d’épargne brute” et a salué “la capacité de la ville à faire face aux défis futurs“
- Enfin, Bertrand Delanoë rappelle : “Chaque fois que nous gérons mieux, nous pouvons financer des logements sociaux, des crèches, le tramway”
2. Fiscalité : Depuis le début de la mandature, huit budgets ont été présentés sans toucher aux taux de la fiscalité directe et indirecte. Dans le même temps, l’effort d’investissement pour améliorer le service rendu aux Parisiens “a augmenté de 50% par rapport à la mandature précédente” et a été financé “pour plus de 90% par autofinancement“, selon la Ville.
Voici pour le bilan.
Pour la prochaine mandature (2008-2014), Bertrand Delanoë a tenu à indiquer dès la présentation de son programme que les efforts d’investissement (1 milliard d’euros pour la recherche, 40 000 logements sociaux supplémentaires, création de places en crèches, en maisons de retraites, de places supplémentaires pour les SDF, financement d’une politique de transports ambitieuse, etc.) nécessiteront une légère augmentation de la fiscalité :
- hausse limitée strictement aux 2 premières années du nouveau mandat (2009 et 2010)
- correspondant à une augmentation à 1 chiffre
On est donc bien loin d’un risque d’explosion de la fiscalité à Paris ! Il faut souligner également la transparence de Bertrand Delanoë à ce sujet, puisqu’il est le seul à avoir évoqué ce point, sans aucune volonté de dissimulation.
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