Posted by: binoo | Lundi 10 mars 2008

Les ministres malmenés à Paris !

La capitale ne réussit visiblement pas aux ministres…

- dans le 7e, Dati ne fait “que” 49.5%” au premier tour ! Bon, avouons que c’est un beau score malgré tout, mais pour le plaisir, la Garde des Sceaux devra rester dans cet arrondissement à faire campagne jusqu’à dimanche prochain. Trop dur !

- dans le 4e, la liste Roger/Albanel accuse 17.2 points de retard avec la liste Dominique Bertinotti. Dans cet arrondissement qui était soit-disant “prenable” par la droite (source des espoirs de l’UMP), la droite perd donc 10.3 points par rapport aux élections municipales de 2001. Belle performance !

- dans le 12e, le duo de superstars a visiblement souffert d’une extinction de voix…  Débaucher Cavada du Modem et recruter la (presque) prix Nobel Ministre de l’Economie Christine Lagarde n’aura pas suffi à faire vasciller Michèle Blumenthal, candidate discrète mais disposant d’une arme redoutable : la compétence. Avec 24.3%, la liste UMP accuse un retard de 21.8 points par rapport à la liste PS (à 46.1%) !

Réponses

Je crois déceler des brindilles d’ironie dans ce post. :)

Après 1995 et 2001 qui avaient été des élections municipales faste pour la droite, un reflux paraissait logique. De plus, comme l’explique très bien le brillantissime Eric Zemmour, la sociologie des grandes mégapoles a changé d’où les spectaculaires basculement de villes comme Paris et Lyon… en attendant d’autres comme Toulouse, voire Marseille…

Il n’en demeure pas moins que les socialistes n’ont remporté que les élections “secondaires” ces dernières années…

En 2004, après les régionales, ils “se voyaient déjà”… aux manettes en 2007… Alors, il faut garder confiance, 2012 ne verra pas pour autant un candidat socialiste enfin remporter la présidentielle…^^

Avec un peu de retard, permet moi de répondre.
- sur le caractère “secondaire” des élections locales (municipales et régionales) : si elles n’ont pas le même prestige que les élections de type nationales, elles n’en demeurent pas moins essentielles pour la vie d’un pays. On ne peut donc pas les qualifier de secondaire. Cela me fait penser aux réflexions de militants ne souhaitant pas s’investir dans le municipal, car c’est une politique très concrète.
- sur le caractère brillant d’Eric Zemmour : provocateur, certes, de là à dire qu’il est brillant…
- sur la sociologie des mégapoles : est-ce à dire que la droite n’a pas su s’adapter ? Qu’elle n’a pas su évoluer ? En somme, qu’elle est conservatrice ?
- sur l’avenir des socialistes : je ne suis pas prophète, nous verrons. Il y a beaucoup de travail pour avoir une véritable offre d’alternative politique en 2012. Il y a également, vu la dérive inquiétante du système actuel, une réelle opportunité couplée d’une véritable attente d’une nouvelle donne.
Il faudra un jour se poser les bonnes questions. Je vois plusieurs grands chantiers :
- oser par exemple remettre en cause le fonctionnement anti-démocratique de l’entreprise, en la mettant face à ses responsabilités sociales et environnementales
- cesser d’aborder l’éducation comme un simple objectif “d’employabilité” des élèves, mais remettre au centre l’éducation à la critique, à l’émancipation
- etc.

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