Updates from mars, 2008 Masquer les fils | Raccourcis clavier

  • Repression au Tibet : hierarchiser les valeurs 

    binoo 13:42 on Tuesday 25 March 2008 Permalien | Répondre

    Une vision volontairement simpliste de la diplomatie internationale

    On nous parle de la répression chinoise au Tibet. La presse à l’unisson fait part de son émoi, les ministres sont scandalisés, les chefs d’Etat appellent à “la retenue”. Différence criante de registre, donc. Juppé faisait part dans son blog de l’ironie du choix des mots : “retenue”, comme si on pouvait “tuer avec retenue”…

    Et c’est vrai que c’est un peu avec ce paradoxe qu’essayent de jongler les ministres qui courent après la parole présidentielle.  Clamant médiatiquement leur indignation fasse à la situation actuelle, les Kouchner et autres Yade reconnaissent dans le même temps qu’il ne faut pas être trop brutal avec la Chine. Et Juppé reconnait que c’est facile de s’indigner lorsqu’on ne préside pas au destin de tout un peuple. Tant d’éloquence pour protéger un manque de courage.

    Quels seraient les risques de condamner plus fortement la répression actuelle ? Une rupture de la coopération économique franco-chinoise ? S’il s’agit bien du seul risque, alors quelle est la différence avec la françafrique que le président a si lourdement condamné ? Commercer avec un pays bafouant impunément les Droits de l’Homme, est-ce pire ou moins pire qu’entretenir des gouvernements corrompus ?

    Ma vision, certes très simplificatrice, c’est qu’il y a une hiérarchie des valeurs, qui place les droits de l’homme au dessus de la sphère économique. Partant de cette hiérarchie, la première des priorités est de garantir le respect de ces droits, avant de penser à ses intérêts économiques. Ou bien, qu’on annonce clairement qu’on ne croit plus tant que ça à ces Droits hérités de notre Révolution.

     
    • emmanuel 18:49 on Mardi 1 avril 2008 Permalien

      Je me permets d’ajouter encore un commentaire. Il ne faut pas oublier qu’au-de là du problème tibétain, la situation des Droits de l’Homme est catastrophique en Chine. Sa justice a pu être considérée comme un modèle pour sa rapidité par Ségolène Royal (pour être honnête, il paraît qu’elle évoquait justice commerciale). On ne peut cependant que s’inquiéter du nombre de condamnés à mort : plusieurs milliers chaque année. Il y a plus d’exécutions à mort chaque année en Chine que dans tous les autres pays du monde réunis.
      Sans parler bien sûr des personnes privées de liberté en raison de leurs convictions politiques et religieuses.
      La question de la participation aux J.O. de Pékin se pose donc mais pourquoi faire payer les sportifs alors que le commerce lui ne serait pas touché ?
      (P.S. : je viens d’ouvrir un nouveau blog consacré au 4e arrondissement : http://lindependantdu4e.typepad.fr/
      Je vous en préviens avant un éventuel article pour dénoncer une inféodation à tel ou tel candidat comme vous l’aviez fait à l’époque des débuts du 4e que j’aime qui en était encore à ses tâtonnements. Cette fois-ci il s’agit vraiment d’un blog perso. )

    • binoo 14:35 on Jeudi 10 avril 2008 Permalien

      Emmanuel,
      Je suis plutôt choqué par un point de votre commentaire, même si vous le démentez juste après : insinuer que Ségolène Royal a pu saluer le caractère expéditif de la justice chinoise. Vous savez pertinemment que c’est erroné, et qu’il s’agit selon moi de l’une des aberrations de la campagne présidentielle que d’avoir joué sur ce genre de terrain (de même que la polémique sur les propos du Hesbollah, qu’elle aurait aussi cautionné, etc.).
      La polémique, même si elle est démentie, se fait toujours dans un but diffamatoire : on sait très bien que le démenti a toujours moins de retentissement médiatique que la rumeur en elle même.
      Passé ce coup de gueule, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il ne faut pas s’arrêter à la seule question tibétaine, même s’il ne faut bien entendu pas l’éluder non plus. Quand à la sanction des athlètes, cet argument n’est pas recevable : c’est la Chine qui sanctionne l’ensemble des athlètes en ne respectant pas la Charte de l’olympisme, faisant ainsi courir le risque d’une fête gâchée. Voir à se propos mon dernier article sur le sujet, daté du 10 avril.

    • Doorjamb 19:39 on Vendredi 20 juin 2008 Permalien

      Somehow i missed the point. Probably lost in translation :) Anyway … nice blog to visit.

      cheers, Doorjamb

  • 61% 

    binoo 1:16 on Sunday 23 March 2008 Permalien | Répondre

    Avec une semaine de retard, me voici de retour. La liste conduite par Dominique Bertinotti a donc réuni 61% des suffrages au second tour des municipales de 2008. Ce score est historique. Historique dans un quartier sociologiquement aisé. Historique, car en 2001, la gauche affrontait une droite divisée et gagnait avec 54,23%. 7 ans plus tard, face à une droite rassemblée (dans l’arrondissement en tous cas), avec une évolution sociologique sensée jouer en notre défaveur, la gauche a donc enregistré une hausse de près de 7 points.

    Sept points, qui sont à mettre au crédit d’un bilan particulièrement positif. Mais on ne gagne pas sur un bilan. Ces 7 points sont également le fruit d’un projet crédible, l’approbation d’une liste dynamique, volontairement renouvelée pour donner des idées neuves à la municipalité.

    Cette campagne aura été intense, et le résultat est là. Je sors à présent du mode “suivi de campagne”, et me replonge dans l’analyse critique des évènements qui font l’actualité politique.

     
    • Emmanuell 14:03 on Lundi 24 mars 2008 Permalien

      Sans remettre en cause l’idée d’une très large victoire, il faut tout de même relativiser :
      1°) La participation n’a pas été à la hauteur. En nombre de voix, Mme Bertinotti ne progresse que de 600 voix alors qu’il y a prè de 2000 électeurs en plus. (Un paradoxe que je ne m’explique pas d’ailleurs puisque d’après l’INSEE la population a diminué).
      2°) Tous les arrondissements déjà dirigés à gauche connaissent une vague rose. On peut parler d’un véritable succès pour le maire de Paris. Le 4e arrondissement dans ce contexte est celui où la maire sortante obtient le plus faible score (certes 61% des suffrages exprimés ce n’est pas mal mais çà ne fait que 34,5% des inscrits).
      3°) Quant à l’évolution sociologique on peut en effet s’interroger puisque le prix du m² a été multiplié par 3 en dix ans dans certains secteurs (je sais de quoi je cause…).

    • binoo 9:35 on Mardi 25 mars 2008 Permalien

      Cher Emmanuel,
      Je partage totalement votre avis sur la participation. Nous n’avons pas su mobiliser suffisamment l’électorat, peut-être par manque d’une campagne nationale du CIDEM comme cela se fait habituellement. Peut-être aussi l’impression que les jeux étaient faits. Toujours est-il que les abstentionnistes n’ayant par définition pas voté, on ne peut pas les attribuer à l’UMP ou au PS…
      Sur la progression du nombre d’électeurs, il faut intégrer déjà les ressortissants de l’UE, qui ne sont certes pas au nombre de 2000 mais qui permettent déjà d’expliquer une partie de cet “effet d’optique”.
      Quant à votre remarque visant à dire que Dominique Bertinotti est la maire la moins bien réélue, c’est inexact : d’une part elle fait mieux que l’ensemble des maires UMP réélus. Mais également, elle fait mieux que dans le XIV ou le XIX. Mais l’objet n’est pas de comparer les victoires, car chaque arrondissement a ses spécificités.
      Sur l’évolution sociologique, force est effectivement de constater qu’il y a eu inflation des prix du logement. Mais nous n’allons pas tout de même imputer à la Mairie de Paris, ni à la Mairie d’Arrondissement l’enchérissement de l’immobilier… Ce serait méconnaitre le combat contre la spéculation immobilière mené par le PS national et Parisien, combat difficile à mener sans un soutien gouvernemental ni présidentiel.

  • Second tour : J-2 

    binoo 18:00 on Friday 14 March 2008 Permalien | Répondre

    A minuit ce soir, la campagne officielle du second tour des élections municipales 2008 sera clause.

    A minuit donc, ce vendredi soir, plus de nouveau tract, plus de nouvelle affiche, plus d’article ni commentaire, sur les médias (TV, Radio, Presse) ni sur les blogs et sites politiques. Samedi donc, ne sera autorisé que le tractage et la présence des militants avec le matériel de campagne déjà distribué.

    L’heure ici donc de signer le dernier article de cette campagne. Avec un appel à voter, forcement. Dimanche, il faut une participation maximale, pour que l’on ne puisse en aucun cas remettre en cause la légitimité des élus.

    Et biensur, un appel à voter pour les listes de rassemblement, d’ouverture : les listes de Bertrand Delanoë, celle de Dominique Bertinotti dans le 4e arrondissement.

    En 7 ans, cette équipe a redonné sa dignité à Paris, a redonné la parole aux parisiens. L’environnement a été un sujet de préoccupation majeur également, ainsi que la relance économique de la capitale. Mais on ne vote pas uniquement sur un bilan.

    Pour les 6 prochaines années, ce que proposent les candidat(e)s rassemblés autour de Bertrand Delanoë, c’est d’amplifier le mouvement initié, c’est de donner un temps d’avance à Paris : en termes économiques, en termes de savoirs, en termes d’environnement, en termes de démocratie.

    Dans le 4e arrondissement, Dominique Bertinotti souhaite faire du 4e un modèle d’excellence environnementale et mener ce qu’elle nomme “la révolution des ages”. En somme, encrer l’arrondissement dans le XXIe siècle, en en faisant un arrondissement solidaire et durable, pour tous : jeunes, moins jeunes, habitants, touristes, foyers modestes, précaires, etc.

    Prochain post lundi pour les résultats !

     
  • Paroles d’habitant(e) : les dérives du communautarisme 

    binoo 0:57 on Wednesday 12 March 2008 Permalien | Répondre

    Lors d’une distribution de tracts ce soir à la sortie de métro Saint Paul, une dame m’interpelle sur le bilan de Delanoë au sujet des femmes. “il n’a rien fait pour nous”, me précise t-elle. Je me lance donc dans une petite énumération, de l’augmentation du nombre de places en crèches (+5200) au dépistage gratuit du cancer du sein. “broutilles”, me répond-elle. Nous continuons la conversation, de manière plus informelle, puis je découvre qu’il s’agit d’une femme ayant milité entre autres pour le droit à l’avortement, et plus généralement pour l’égalité des femmes. Je salue bien évidemment son combat.

    Puis, je relance la conversation sur cette question de ce que Delanoë n’a pas fait pour les femmes. Ce qui me permet de mieux comprendre le fond de la pensée de mon interlocutrice. A mon interrogation, celle-ci répond : “de toutes façons, il a préféré s’occuper des homosexuels avec la lutte contre le SIDA”. Je passerai sur mon exaspération un peu blasée sur la juxtaposition systématique de la cause homosexuelle et de la lutte contre le SIDA. Ce qui m’a le plus inquiété, c’est l’opposition qui était opérée entre la lutte pour l’égalité des femmes et la lutte pour l’égalité des droits homosexuels. Alors que je pointais du doigt ses contradictions, elle me répliquait : “mais ça n’a rien à voir, nous on est 51%”… Comme si l’égalité était une affaire de statistiques, comme si l’égalité des uns était nuisible à celle des autres, comme s’il était inconcevable de mener de front 2 combats, qui sont en fait un seul et même : la lutte contre toutes les formes de discriminations.

    Alors il est vrai qu’il y a des différences entre les 2 combats : dans un cas, on a un combat pour une égalité de fait (l’égalité de droit étant déjà acquise), dans l’autre il s’agit d’une égalité de droits. Cela n’empêche rien à la perversité du mode de pensée profondément communautariste, qui conduit à une vision de la société comme une juxtaposition de communautés représentées par leurs lobbys. Si on ne peut nier les pressions communautaires qui peuvent s’exercer sur les pouvoirs politiques, il est inconscient de promouvoir une telle vision de la société. C’est à mon avis ce qu’a commencé à introduire Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle (opposition des lève-tôt et des couche-tard, des travailleurs et des assistés, des réguliers et des clandestins). C’est aussi ce que tente de faire Françoise de Panafieu lorsqu’elle met l’accent sur un soit-disant lobby gay servi par le Maire de Paris (chiffres faux à l’appui : elle aussi mélange Défense des droits des homosexuels et lutte contre le SIDA).

    Dans le 4e arrondissement, on voit bien qu’une vision communautariste de la société mènerai au déclin du quartier. Le Marais tire toute sa richesse de la coexistence de plusieurs composantes : un quartier juif historique, mêlé à un quartier gay qui lui est aujourd’hui indissociable. Il suffit de se ballader rue des Rosiers pour se rassurer : le vivre ensemble, ça marche !

     
    • Emmanuel 11:38 on Jeudi 13 mars 2008 Permalien

      Concernant la rue des Rosiers, je suis un peu atterré par le changement d’ambiance dans cette rue. Les magasins traditionnels du “Pletz” historique ferment les uns après les autres pour être remplacé par des chaînes de frigues de luxe. Le quartier perd son âme. Le réaménagement de cette rue (avec certes un magnifique pavage) en fait un quartier “chic”. Je ne souhaite vraiment pas que le 4e arrondissement devienne un clône du 6e arrondissement. Je n’écris vraiment pas cela pour polémiquer mais pour tirer un signal d’alarme. Avec le décret passé en décembre 2007 qui permet aux mairies de préempter les baux commerciaux, il va peut-être être possible de faire quelque chose…

    • binoo 14:40 on Jeudi 13 mars 2008 Permalien

      Concernant la rue des Rosiers, nous ne pouvons pas dénigrer le travail qui y a été opéré. La semi-piétonisation, le pavage, la végétalisation sont autant d’aspects qui lui ont redonné un supplément d’âme. Il y a, certes, de nombreux magasins de textile (que je préfèrerai à “chaînes de fringues”) qui se sont ouvertes. Mais cet aménagement a concouru à en faire une rue très fréquentée et appréciée, où cohabitent désormais modernité et authenticité. Car je ne suis pas totalement d’accord avec votre crainte. Je vois dans le ré aménagement de la rue une chance de faire découvrir à tous l’ambiance du “Pletz” qui perdure.
      Perdez-vous dans cette rue un dimanche midi, vous verrez à quel point les vendeurs de Fallafel contribuent à faire perdurer cette ambiance qui se décline sur tous les sens : l’odeur si particulière de ces sandwichs, le bruit d’une rue bien vivante, la vue des enseignes préservées, le goût de cette cuisine traditionnelle.
      Riverain de la rue des Rosiers, je ne crois pas que le quartier soit menacé de muséification ou de perte d’âme. Bien au contraire, les touristes, et les habitants des autres quartiers, se réappropriant ces hauts lieux d’Histoire et de traditions sont notre chance, car ils permettent de redonner souffle à ces lieux.

  • Arguments de campagne : Staline s’installe à Paris ? 

    binoo 0:10 on Wednesday 12 March 2008 Permalien | Répondre

    On entend souvent, à droite, le même argument pour contrer le dynamisme des listes conduites par Bertrand Delanoë. Voter Delanoë, nous dit-on, s’est voter pour les communistes. Les termes employés alors systématiquement ont pour but de renvoyer aux heures sombres de l’URSS. Pour exemple, une dépèche Reuters publiée mardi 11 mars au soir, qui reprenait les principaux temps forts du meeting de Françoise de Panafieu dans le 12e arrondissement.

    A la tribune, la ministre de l’Economie a mis en garde l’éventualité que la mairie tombe à nouveau dans “des mains socialo-communo-vertes”.

    Avant elle, un de ses co-listiers a rappelé que “le 18 mars 2001, nous avons entendu jouer l’Internationale” pour célébrer la victoire de Bertrand Delanoë.

    Le meeting de mardi soir s’est terminé lui par une Marseillaise. “Voilà notre Internationale!”, a conclu Jean-Marie Cavada.

    La spécialiste des finances qu’est Mme Lagarde devrait se garder de dénoncer cette alliance. Oui, sur Paris, les listes “Un temps d’avance” regroupent des candidats socialistes, verts, communistes, radicaux, chevenementistes, ainsi que des personnalités de la vie civile. Oui, depuis 2001 déjà, nous fonctionnons avec ces différentes sensibilités. Cela ne nous a pas empéché d’avoir une gestion financière extrêmement saine (cf mon article précédent). Et ce n’est pas pour cela que l’internationale est enseignée dans les écoles de la capitale.

    Agiter le spectre d’un communisme totalitariste et rétrograde relève selon moi de la calomnie, et tend à prouver que Mme de Panafieu, à court d’arguments tangibles, tente un rebond par la peur.

    Espérons qu’elle adopte un discours plus politique et constructif lors du débat télévisé ! Paris mérite mieux que ce genre d’argumentaire désespéré ! Quant à utiliser la Marseillaise à la fin d’un meeting pour une élection locale et non nationale, je trouve cela déplacé et manipulateur.

     
  • Point sur la fiscalité et la gestion financière à Paris 

    binoo 15:05 on Tuesday 11 March 2008 Permalien | Répondre

    Alors que certains voudraient nous faire peur en assurant que “voter à gauche, c’est voter une augmentation des impôts et une mauvaise gestion financière des villes”, je crois qu’il faut rétablir la vérité sur la base des faits observés dans la mandature qui s’achève en ce qui concerne la gestion financière et fiscale de Paris. [merci au site des jeunes Paris 15 pour avoir collecté ces informations]

    1. Gestion financière : La ville de Paris a obtenu pour la première fois en 2007 la note maximale (AAA) décernée par les trois grandes agences de notation financières Standard&Poors, Moody’s et Fitch Ratings.

    - Pour Standard&Poors, cette note reflète “la richesse du tissu économique, ses performances financières solides, son endettement modéré, la qualité de son management ainsi que son important potentiel fiscal“.

    - Moody’s souligne que Paris, avec ces notes, se situe au même niveau qu’Ottawa, Stockholm ou Vienne, ou des régions comme la région flamande ou la Bavière, réputés pour leur gestion financière.

    - Fitch Ratings a souligné que le niveau d’endettement de la ville représente “trois années d’épargne brute” et a salué “la capacité de la ville à faire face aux défis futurs

    - Enfin, Bertrand Delanoë rappelle : “Chaque fois que nous gérons mieux, nous pouvons financer des logements sociaux, des crèches, le tramway

    2. Fiscalité : Depuis le début de la mandature, huit budgets ont été présentés sans toucher aux taux de la fiscalité directe et indirecte. Dans le même temps, l’effort d’investissement pour améliorer le service rendu aux Parisiens “a augmenté de 50% par rapport à la mandature précédente” et a été financé “pour plus de 90% par autofinancement“, selon la Ville.

    Voici pour le bilan.

    Pour la prochaine mandature (2008-2014), Bertrand Delanoë a tenu à indiquer dès la présentation de son programme que les efforts d’investissement (1 milliard d’euros pour la recherche, 40 000 logements sociaux supplémentaires, création de places en crèches, en maisons de retraites, de places supplémentaires pour les SDF, financement d’une politique de transports ambitieuse, etc.) nécessiteront une légère augmentation de la fiscalité :

    - hausse limitée strictement aux 2 premières années du nouveau mandat (2009 et 2010)

    - correspondant à une augmentation à 1 chiffre

      On est donc bien loin d’un risque d’explosion de la fiscalité à Paris ! Il faut souligner également la transparence de Bertrand Delanoë à ce sujet, puisqu’il est le seul à avoir évoqué ce point, sans aucune volonté de dissimulation.

       
      • Emmanuel 21:14 on Mardi 11 mars 2008 Permalien

        Je suis un des animateurs du blog http://www.le-4-que-jaime.fr. Vous aviez disparu depuis fin décembre. Je suis content de voir que ce blog redémarre car même si je ne partage pas votre point de vue, je trouve que vos articles sont de qualité. -Ce n’est pas le cas de tous les blogs politiques-
        Vous aviez écrit un article très intéressant concernant le PACS dans les ambassades. La situation a changé par une nouvelle circulaire du 19 janvier 2008. Le quai d’Orsay est même allé au de là de ce que demandait le conseil d’Etat (voir article sur le blog tetu.com du 28 janvier 2008 : http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=12399&date_info=2008-01-28 ).
        Bonne continuation !

      • binoo 21:37 on Mardi 11 mars 2008 Permalien

        Merci Emmanuel pour ce commentaire. En effet la situation a changé, merci à M. Kouchner ;) . Je m’attache en effet sur ce blog à éviter la polémique et d’expliquer mes choix politiques par la preuve. Il m’arrive de traiter certains sujets sur le ton de la dérision, mais jamais d’attaquer les personnes. débattre des idées, des choix politiques, oui, combattre les personnes, non.
        C’est ma ligne de conduite, j’espère qu’elle se ressent.

    • Les ministres malmenés à Paris ! 

      binoo 13:43 on Monday 10 March 2008 Permalien | Répondre

      La capitale ne réussit visiblement pas aux ministres…

      - dans le 7e, Dati ne fait “que” 49.5%” au premier tour ! Bon, avouons que c’est un beau score malgré tout, mais pour le plaisir, la Garde des Sceaux devra rester dans cet arrondissement à faire campagne jusqu’à dimanche prochain. Trop dur !

      - dans le 4e, la liste Roger/Albanel accuse 17.2 points de retard avec la liste Dominique Bertinotti. Dans cet arrondissement qui était soit-disant “prenable” par la droite (source des espoirs de l’UMP), la droite perd donc 10.3 points par rapport aux élections municipales de 2001. Belle performance !

      - dans le 12e, le duo de superstars a visiblement souffert d’une extinction de voix…  Débaucher Cavada du Modem et recruter la (presque) prix Nobel Ministre de l’Economie Christine Lagarde n’aura pas suffi à faire vasciller Michèle Blumenthal, candidate discrète mais disposant d’une arme redoutable : la compétence. Avec 24.3%, la liste UMP accuse un retard de 21.8 points par rapport à la liste PS (à 46.1%) !

       
      • napoleonbonaparte 0:53 on Mardi 11 mars 2008 Permalien

        Je crois déceler des brindilles d’ironie dans ce post. :)

        Après 1995 et 2001 qui avaient été des élections municipales faste pour la droite, un reflux paraissait logique. De plus, comme l’explique très bien le brillantissime Eric Zemmour, la sociologie des grandes mégapoles a changé d’où les spectaculaires basculement de villes comme Paris et Lyon… en attendant d’autres comme Toulouse, voire Marseille…

        Il n’en demeure pas moins que les socialistes n’ont remporté que les élections “secondaires” ces dernières années…

        En 2004, après les régionales, ils “se voyaient déjà”… aux manettes en 2007… Alors, il faut garder confiance, 2012 ne verra pas pour autant un candidat socialiste enfin remporter la présidentielle…^^

      • binoo 16:13 on Vendredi 25 avril 2008 Permalien

        Avec un peu de retard, permet moi de répondre.
        - sur le caractère “secondaire” des élections locales (municipales et régionales) : si elles n’ont pas le même prestige que les élections de type nationales, elles n’en demeurent pas moins essentielles pour la vie d’un pays. On ne peut donc pas les qualifier de secondaire. Cela me fait penser aux réflexions de militants ne souhaitant pas s’investir dans le municipal, car c’est une politique très concrète.
        - sur le caractère brillant d’Eric Zemmour : provocateur, certes, de là à dire qu’il est brillant…
        - sur la sociologie des mégapoles : est-ce à dire que la droite n’a pas su s’adapter ? Qu’elle n’a pas su évoluer ? En somme, qu’elle est conservatrice ?
        - sur l’avenir des socialistes : je ne suis pas prophète, nous verrons. Il y a beaucoup de travail pour avoir une véritable offre d’alternative politique en 2012. Il y a également, vu la dérive inquiétante du système actuel, une réelle opportunité couplée d’une véritable attente d’une nouvelle donne.
        Il faudra un jour se poser les bonnes questions. Je vois plusieurs grands chantiers :
        - oser par exemple remettre en cause le fonctionnement anti-démocratique de l’entreprise, en la mettant face à ses responsabilités sociales et environnementales
        - cesser d’aborder l’éducation comme un simple objectif “d’employabilité” des élèves, mais remettre au centre l’éducation à la critique, à l’émancipation
        - etc.

    • Les résultats du 1er tour dans le 4e arrondissement 

      binoo 13:28 on Monday 10 March 2008 Permalien | Répondre

      Voici les résultats confirmés à l’issu du premier tour des élections municipales du 9 mars 2008 dans le 4e arrondissement de Paris :

      - Liste Dominique Bertinotti (PS) : 48.49%

      - Liste Vincent Roger (UMP) : 31.33%

      - Liste Fadila Mehal (MODEM) : 8.16%

      - Liste Corinne Faugeron (Vert) : 7.89%

      - Liste Jacques Vivies (FN) : 2.71%

      - Liste Marie Jose Borsari (LO) : 1.43%

      A 160 voix prés, nous l’emportions au premier tour ! Quoi qu’il en soit, il s’agit véritablement d’un résultat historique pour le 4e arrondissement de Paris. La mobilisation continue, et rendez-vous dimanche prochain pour confirmer cette poussée !

       
    • Théo Klein soutien Dominique Bertinotti 

      binoo 12:08 on Thursday 6 March 2008 Permalien | Répondre

      Théo Klein, ancien président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) soutient Dominique Bertinotti et Bertrand Delanoé. Homme de foi, Théo Klein s’est toujours fait l’avocat des valeurs laïques et républicaines françaises. Auteur de plusieurs livres, il a notamment publié une lettre ouverte à Ariel Sharon par l’intermédiaire du journal Le Monde .

      Un soutient émouvant de l’un des principaux représentants du judaïsme libéral en France.

       
    • Fillon : candidat à la mairie de Paris ? 

      binoo 9:06 on Thursday 6 March 2008 Permalien | Répondre

      Ou comment les cotes de popularité guident la communication politique de l’UMP

      J’ai reçu hier les professions de foi ainsi que les bulletins de vote pour le premier tour des élections municipales. Et j’avoue avoir été assez surpris de la profession de foi de Vincent Roger, candidat UMP dans le 4e arrondissement.

      En dehors de la liste, 2 personnalités de l’UMP apparaissent en bas de page :

      - sur les 3/4 du bas de page, François Fillon, dont on précise la fonction (Premier Ministre, pour ceux qui l’auraient oublié)

      - sur le petit 1/4 restant, Françoise de Panafieu a juste le temps d’écrire 3 mots. A aucun moment il n’est mentionné “Françoise de Panafieu, tête de liste pour Paris”. Non, elle doit se contenter d’avoir son nom et sa photo, et c’est déjà beaucoup.

      Pour un non initié, qui n’aurait pas suivi la campagne, on aurait tout lieu de penser que c’est Fillon qui se présente à la Mairie de Paris. Mais ne nous trompons pas, voter Roger c’est voter Panafieu.

      Enfin, dernière remarque, la liste UMP du 4e affiche fièrement les partis affiliés à l’UMP, surtout quand ils sont proches du centre (le Nouveau Centre, la Gauche Moderne et son adhérent unique). En revanche, aucune mention du CNI, dont j’ai déjà parlé précédemment… Etrange ? Il est grand temps de lancer ce plan Alzeihmer !

       
    • XIIe : Roméro votera Lepage puis Blumenthal 

      binoo 12:11 on Tuesday 4 March 2008 Permalien | Répondre

      La droite va mal à Paris, très mal. Au point que certaines figures de l’UMP s’apprêtent à voter pour un tocard (sic).

      Après le petit jeu des dissidences, après l’opération “il faut sauver la Panaf’” effectuer à grand renfort de parachutage pas toujours heureux d’éminences du gouvernement (Dati, Lagarde, Albanel,…), l’UMP nous présente les “gens biens de l’UMP qui vont voter delanoë”.

      Ainsi, Jean-Luc Roméro, président d’Aujourd’hui, Autrement (associé à l’UMP), annonçait ce lundi (le 3 mars 2008) qu’il voterai Corine Lepage (Modem) au premier tour, et Bertrand Delanoë au second tour “sans aucune hésitation”. Un coup dur pour Françoise de Panafieu, un coup dur aussi pour l’ensemble des candidats UMP qui vantent leur ouverture d’esprit. Car Roméro est sévère : il dénonce le “conservatisme des responsables de l’UMP de Paris qui n’ont pas su prendre la mesure des évolutions de la société”.

      En effet, quand on voit les alliances de l’UMP à Paris, on comprend les réticences de Roméro. Dans le 4e par exemple, la liste du candidat Vincent Roger rassemble des représentants de Gaylib, bien en visibilité, mais également un membre dirigeant du CNI. Le CNI, c’est tout simplement le parti auquel appartient notamment M. Vanneste (souvenez vous, celui qui parle de l’infériorité des homosexuels et qui est aujourd’hui candidat officiel de l’UMP aux municipales de Tourcoing)… Un parti affilié à l’UMP qui ne cache pas son hostilité à l’égard de la condition homosexuelle… On comprend donc pourquoi Vincent Roger cache toute mention du CNI (alors que dans le 3e arrondissement voisin, le logo CNI est bien présent sur le matériel de campagne comme partenaire).

      On comprend aussi pourquoi Jean Luc Roméro parle de conservatisme à propos de la Droite à Paris. Le seul vote progressiste, c’est donc le vote pour les listes de Delanoë, dès le 9 mars.

       
    • Paris 4e : Le choix de la proximité et de la cohérence dès le 9 mars 

      binoo 11:34 on Tuesday 4 March 2008 Permalien | Répondre

      Dominique Bertinotti était le 29/02/08 l’invitée du journal de Shlomo Malka sur RCJ. Cliquez ci-dessous pour entendre l’interview en intégralité.

       
    • Hausse des prix : faisons jouer la concurrence ? 

      binoo 12:06 on Monday 3 March 2008 Permalien | Répondre

      Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances et candidate aux élections municipales dans le 12e, a toujours le mot pour rire, et montre qu’elle connait bien la France d’en bas, celle de l’autre côté du périph’.

      Au sujet de la hausse des prix, et  suite à l’étude commandée à l’INSEE, elle explique :

      “Cela dit, l’enquête de la DGCCRF fait ressortir une concurrence avérée et des différences majeures de prix entre enseignes: j’invite les consommateurs à faire jouer la concurrence”

      Facile, lorsqu’on est sur Paris, de faire un arbitrage entre La Grande Epicerie et Franprix (et là, effectivement, on observera à coup sûr une “différence de prix majeure”)… En revanche, va-t-on demander au consommateur ruffecois (Ruffec, 4000 habitants, Poitou-Charentes), de faire 50km pour aller dans un Hypermarché et renoncer à son Supermarché local pour “faire jouer la concurrence” ? A quand le “chèque essence pour faire jouer la concurrence dans la grande distrib’” ?

       
    • Vincent Roger : une liste 100% proximité ? 

      binoo 9:03 on Monday 3 March 2008 Permalien | Répondre

      Etrange, sur le programme de Vincent Roger, de lire : “une liste 100% proximité”. Et en effet, face à chacun des membres de la liste, son adresse “rue des rosiers”, “rue des tournelles” ou encore “rue du roi de sicile”. Et l’adresse de Mme Albanel, deuxième de liste ? Seule mention à côté de son nom : “ministre de la culture”. Drôle d’adresse, avouons le… Mais alors, pourquoi clamer cette fausse proximité ? J’ai ma petite théorie là-dessus : Mme Albanel, qui est une parachutée de dernière minute (on sait qu’elle voulait et devait se présenter dans le 5e arrondissement, mais que Tibéri l’a refourguée à son ami Vincent Roger), a été ajoutée en vitesse sur les tracts, après que le slogan “100% proximité” ait été décidé…

      Face à cela, la liste conduite par Dominique Bertinotti, sans avoir besoin de renfort de quelque ministre, se présente équilibrée, implantée dans le 4e, diverse, dynamique.

       
    • Vincent Roger, very close with Panafieu or not ? 

      binoo 8:57 on Monday 3 March 2008 Permalien | Répondre

      C’est amusant de voir combien certains candidats ne sont pas fiers de leur tête de liste parisienne. Dans le 4e arrondissement, Vincent Roger est le candidat de l’UMP. Par « coutume », sur les affiches officielles, le candidat de l’arrondissement s’affiche à côté de la tête de liste parisienne. C’est ainsi que Dominique Bertinotti s’affiche aux côtés de Bertrand Delanoé pour la liste de rassemblement PS / PRG / MRC / PC. On a même, côté Modem, une affiche ne représentant que Marielle de Sarnez, avec une mini-affiche/post-it format A4 présentant Fadila Mehal, la candidate du 4e (son nom apparaît en plus petit, moins lisible que les noms de Sarnez et de Bayrou). Mais Monsieur Roger a bien pris le soin d’effacer toute mention de la tête de liste parisienne Françoise de Panafieu. Une hésitation de dernière minute ? Une honte, une gène ? C’est étrange, car voter Vincent Roger, c’est bien évidemment voter Françoise de Panafieu…

       
    c
    créer une nouvelle entrée
    j
    prochain article / prochain commentaire
    k
    message précédent / commentaire précédent
    r
    Repondre
    e
    modifier
    o
    afficher/masquer les commentaires
    t
    Remonter
    l
    go to login
    h
    afficher/masquer l'aide
    esc
    annuler