“A partir du 1er octobre 2007, disques durs externes, cartes mémoires et clés USB seront à leur tour soumis à la rémunération pour copie privée.”

Donc très concrètement, imaginons un utilisateur non-fraudeur, par exemple M. Borloo. Il achète une clé USB pour mettre le rapport des différentes commissions du Grenelle de l’Environnement (afin de faire des économies de papier). Et bien cet honnête citoyen sera traité comme un fraudeur a priori, comme celui qui utilise sa clé USB pour transférer des contenus piratés.

C’est mieux que rien me direz-vous (si si, dites-le-moi), car on sait bien en pratique que peu de clés USB ne voient aucun contenu piraté transiter sur elles pendant leur durée de vie. Certes. On peut faire un parallèle avec l’automobile : chaque automobile voit dans sa vie au moins un excès de vitesse, une ligne blanche coupée, un stop pas respecté. Est-ce que pour autant l’acheteur d’une automobile doit s’acquitter d’une taxe “contravention” destinée à punir a priori cet excès ? Non. Et une telle mesure n’a jamais été envisagée.

Est-ce donc à dire que la question du piratage – une vraie plaie aujourd’hui pour “l’industrie culturelle” (je déteste cette expression) – est plus importante que celle de la sécurité routière ?