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  • binoo 23:02 on Tuesday 25 September 2007 Permalien | Répondre  

    De l’utilité du Grenelle 

    On savait déjà que la fonction de “Ministre d’Etat” était totalement injustifiée pour le Ministère-spectacle du Développement et de l’Aménagement Durables (MEDAD).

    Borloo nous le montre une nouvelle fois, et fait même d’une pierre deux coups, démontrant par la même combien les décisions prises au Grenelle de l’environnement seront écoutées :

    “C’est le président qui décidera”

    Jean Louis Borloo, au sujet du moratoire sur les OGM, le 25/09/07

     
  • binoo 22:56 on Tuesday 25 September 2007 Permalien | Répondre  

    Saint Nicolas 

    “Je veux dire au nom de la France, je veux le dire solennellement et avec gravité : il y a trop d’injustices dans le monde pour que le monde puisse espérer vivre en paix”

    Bah oui, des injustices comme les régimes spéciaux, les pauvres riches qui sont taxés à plus de 50% de leurs revenus, etc.

    “Au nom de la France, j’appelle tous les Etats à se réunir pour fonder le nouvel ordre mondial du XXIe siècle sur cette idée forte que les biens communs de l’humanité doivent être placés sous la responsabilité de l’humanité toute entière”

    “La France pense que nous n’avons plus le temps d’attendre, la France demande l’action, la France encourage l’action, la France sera au rendez-vous de l’action au service de la paix dans le monde”

    Nicolas Sarkozy, ONU, 25/09/07

    Là, je crois qu’on est partis très très loin… Parce que dans le genre spectacle, là on était plus du côté “C’est Guignol” que “film d’auteur”. En bref, ce qu’il faut comprendre, c’est que heureusement que La France (lisez ‘Sarkozy’) est de retour à l’ONU, parce qu’on va sauver le monde.

    On l’avait dit, que SuperSarko allait nous sauver.

     
  • binoo 10:01 on Tuesday 25 September 2007 Permalien | Répondre  

    Le droit d’ingérence ne s’applique t-il pas en Birmanie ? 

    On a souvent légitimé des guerres contre des dictatures, invoquant le droit d’ingérence dans le cas de la préservation des droits de l’Homme. Cette notion controverse semble en tous cas celle suivie dans plusieurs cas.

    Mais tout est différent pour le cas de la Birmanie. Ce pays sous une junte militaire, dont la prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, candidate victorieuse des législatives de 1990 jamais autorisée à gouverner est détenue prisonnière. Ce pays où en 1988 une répression sanglante avait suivie une manifestation pour la démocratie. Ce pays qui aujourd’hui risque de répéter ce qui s’est passé en 1988.

    Face à ça, la communauté internationale reste plutôt muette, appelant au mieux la junte militaire à la “retenue”. Et pourtant, des analystes prévoient déjà une épreuve de force pouvant s’élever à 3000 morts. Et pourtant, la figure pacifiste du Dalaï Lama et les bonzes sont des portes drapeau de ce mouvement sans précédent.

    Espérons pour une fois que les démocraties occidentales apportent leur soutien aux populations pour un soulèvement vers une démocratie.

     
    • Astorg 10:07 on Mardi 25 septembre 2007 Permalien

      Je crois que l’urgence, absolue, c’est de faire en sorte d’aider un vieux et très grand peuple à cesser de subir ceci… Et je parle des crimes du régime, qui durent depuis 1979 dans l’indifférence générale, pas de la nature de leur armement.

    • binoo 10:12 on Mardi 25 septembre 2007 Permalien

      Je ne crois pas qu’il y ait une seule “urgence absolue”. Il est impensable pour moi de se dire “d’abord l’Iran, on verra le reste après”… Des drames comme le Darfour, ou comme ce qui se profile sous nos yeux (et surtout sous les yeux des médias) en Birmanie ne peuvent être mis au second plan.
      Les crimes, qu’ils se situent en Iran, au Darfour ou en Birmanie doivent être punis, l’ingérence est justifiée dans ces cas.
      C’est en tous cas ma position, mais ne parlons pas d’une urgence absolue prévalant sur toutes les autres.

    • titi 10:58 on Mardi 25 septembre 2007 Permalien

      “d’aider un vieux et très grand peuple” :
      beurk on dirait la rhétorique sarkozyenne

      Et si les même crimes se déroulent en Slovenie, ça sera moins grave car ce n’est qu’un petit peuple ? Et sans aller dans la fiction, la situation des Coréens du Nord est-elle meilleure que celle des Iraniens ?

      Question subsidiaire : quels moyens est-il possible d’utiliser ? Guerre ou non ?

    • binoo 11:04 on Mardi 25 septembre 2007 Permalien

      Voilà, ça c’est des vraies questions à mon avis. Plutôt que d’essayer de corréler la puissance des moyens mis en oeuvre à la “grandeur” supposée d’un peuple, ce qui n’a en effet aucun sens, mieux vaut se concentrer sur les actions possibles.
      Et dans le cas de l’Iran, on le sait bien, l’émoi des grandes puissances est plus liée à la richesse du sous-sol et à son positionnement stratégique qu’à la grandeur du peuple…
      Cessons d’être dupes !

    • Astorg 1:34 on Mercredi 26 septembre 2007 Permalien

      @titi : Tu peux garder tes beurks, merci. Un très grand peuple qui tombe sous le joug d’une bande de criminels pareils, ce sont les mêmes crimes et la même souffrance, mais pas la même chute.

      Mais ne vas pas faire dire ce que je n’ai pas dit, hein? Cela dit, si le politiquement correct t’amuse, tu as tout a fait le droit de décréter que les gens qui tombent de plus haut que les autres n’ont pas le droit d’avoir plus mal.

      Réponse à la question subsidiaire : L’idéal, c’est quand même que le peuple en question se soulève de lui-même. Mais l’expérience démontre que ça n’arrive pas toujours (1933-1945) et qu’il faut parfois une aide extérieure.

      @binoo : C’est bien ce que je regrette, justement. Les grandes puissances, à commencer par les Etats-unis et la France, ont fermé les yeux sur les crimes des mollahs depuis 1979 et ne commencent à s’affoler que maintenant, parce qu’au lieu de pendre des enfants et lapider des femmes, ils risquent de nous envoyer des missiles.

    • titi 9:46 on Mercredi 26 septembre 2007 Permalien

      @Astorg :

      bon au moins on est d’accord sur la question subsidiaire

      Pour le reste, je ne pense pas qu’on ait plus mal quand on tombe de plus haut et je ne vois pas ce qu’il y a de politiquement correct à cela.

      P.S : le beurk ne t’était pas déstineé, ta phrase m’a rappeler les discours de NS sur la Turquie, la Chine, l’Iran, la Pologne, etc…

    • titi 10:39 on Mercredi 26 septembre 2007 Permalien

      P.S : le beurk ne t’était pas déstiné, ta phrase m’a rappelé les discours de NS sur la Turquie, la Chine, l’Iran, la Pologne, etc…

      [et dsl pour fautes)

    • Astorg 14:55 on Mercredi 26 septembre 2007 Permalien

      @titi :

      Merci de ne pas m’avoir beurké.

      Au fond, la varie question, c’est qu’il y a parfois des choix à faire dans l’ingérence. Il n’est pas toujours possible se battre, en chevalier sans peur et sans reproche, contre tous les vilains canards de la planète. Et dans l’horreur, l’Iran me paraît être (et avoir été dès 1979) quand même pire que la Pologne, la Turquie et même la Chine ou la Birmanie.

      Au risque de faire un parallèle déplaisant, la question demeure de savoir ce qui se serait passé, après Stresa, si les démocraties n’avaient pas choisir de se mettre à dos Mussolini sur l’Ethiopie en 1935 (alors qu’il était au départ l’ami de la France et de l’Angleterre), alors que Hitler était clairement à la fois le plus dangereux Et le plus répugnant des deux.

    • Astorg 16:46 on Mercredi 26 septembre 2007 Permalien

      *vraie

      *choisi

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