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  • binoo 10:38 on Wednesday 12 September 2007 Permalien | Répondre  

    Objectif Charter 

    Je sais que c’est annoncé depuis longtemps, mais ça me fait toujours autant frémir. Une dépèche de l’AFP de ce matin (le 12/09/07) mentionne

    “Brice Hortefeux va échanger avec les préfets dont les résultats doivent être améliorés”

    Quels résultats ? Les reconductions à la frontière des immigrés clandestins. Et oui, car des objectifs numériques sont fixés à 25000 expulsions pour 2007. Imaginez les circulaires qui doivent circuler (c’est mieux pour elles) :

    “En retard sur objectifs. Urgent : virer du Rom ASAP. Risque de rétrogradation.”

    Non, plus sérieusement, fixer des objectifs quantitatifs est tellement honteux… Concrètement, ça veut dire que si on est à 24 000 au 31/12/07, la nuit du Réveillon risque d’être sanglante… Et il se passe quoi si les objectifs ne sont pas atteints ? Et si les préfets dépassent leurs objectifs ?

    Au lieu de passer son temps à stigmatiser les clandestins, ne pourrait-on pas avoir un vrai raisonnement :

    • La plupart des clandestins travaillent, principalement dans le bâtiment et la restauration
    • Les entreprises ayant recours au travail clandestin sont responsables pénalement et privent l’Etat de recettes fiscales qui seraient aujourd’hui les bienvenues

    Donc, au lieu de se livrer à cette “chasse au clandestin” qui nous fait honte (en tous cas, moi, j’ai honte de me dire que je vis dans un pays qui a des objectifs de reconduite à la frontière), pourquoi ne pas adopter une démarche positive, proposée par Ségolène Royal durant la campagne :

    1. Identifier les entreprises qui emploient les clandestins : facile, on a quelques noms qui viennent spontanément en tête quand on évoque le BTP
    2. Leur proposer un pacte : l’Etat passe l’éponge sur les pénalités dont devrait s’acquitter l’entreprise à condition que celle-ci s’engage à employer légalement les travailleurs jusqu’ici clandestins. Le clandestin obtient alors un permis de travail
    3. Assurer un suivi des régularisations pendant une assez longue période (5 ans par exemple) afin de s’assurer du respect du pacte : l’entreprise ne doit pas rompre le contrat (sauf faute grave, bien entendu) pendant cette période sous peine de devoir s’acquitter de son amende

    Le bilan : plus d’argent dans les caisses de l’Etat, baisse du nombre de clandestins, et proportionnellement baisse du chômage (puisqu’il a par définition 0% de chômage dans ce type de régularisation qui alimente le marché global).

    Mais que fait M. Hortefeux ?

     
    • tophou 18:15 on Jeudi 24 avril 2008 Permalien

      c est normale que les policiers s execute sans bronchè car on apprend aujourd hui (24/04/08) que lorsqu’ un policiers accompagne un expulsè il accumules des points bonus qui lui rapporte ensuite des voyages au soleil comme cela on comprend la motivation des fonctionnaire a faire du chiffre c est tous simplelent scandaleux et comme dab on vas avallè de travers et puis enuite retournè chaqun a sa cause personnelle et si on se revoltè un bon coup ? ou alors on continue comme ça et bientot le rechauffement climatique nous apparaitra comme secondaire face a la decheance qu atteindra l humanitèe

  • binoo 10:19 on Wednesday 12 September 2007 Permalien | Répondre  

    Racailles qui glandouillent 

    Fadela Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, a présenté en conseil des ministres le 07/09/07 son plan “Objectif : tolérance zéro pour la glandouille”. L’idée n’est pas de démonter les objectifs ni les moyens de ce plan. Mais d’illustrer une autre facette de la politique spectacle.

    Les mots utilisés par Mme Amara ont plu à Sarkozy, qui a jugé sa prestation d’”absolument remarquable”. Le maitre donne donc un bon point à son élève.

    Les associations de terrain n’ont pas exactement la même opinion du vocabulaire employé par la secrétaire d’Etat, et lui demandent de soigner son vocabulaire, à l’image du collectif AC Le Feu :

    “Si l’objectif de Mme Amara est d’être “représentative” des quartiers lorsqu’elle emploie ce langage pour le moins vulgaire et insultant, il est clair qu’elle se trompe lourdement sur l’incroyable richesse intellectuelle ou culturelle qui s’y trouve”

    Collectif AC Le Feu – mercredi 12/09/07

    Par ailleurs, le collectif note qu’encore une fois, on en reste au constat, alors que “la période des constats est révolue”. Il s’interroge donc “Combien de temps va-t-il encore falloir attendre afin que des solutions concrètes soient mises en place”

     
    • Astorg 9:42 on Jeudi 13 septembre 2007 Permalien

      Il fallait s’y attendre. A force de nommer au gouvernement des gens n’ayant pas un pedigree suffisant, on finit par s’apercevoir qu’il en sort ce genre de vulgarités, impensable il y a une trentaine d’années.

      Je ne pense pas uniquement à Mme Fadala (le seul nom donné au mouvement dont elle est issu suffit à la disqualifier pour de telles fonctions) ni, au demeurant, que le phénomène, qu’on peut dater, pour ce qui concerne la Cinquième République, de l’entrée de M. Tapie au gouvernement, soit cantonné à une seule famille politique.

    • Astorg 9:45 on Jeudi 13 septembre 2007 Permalien

      J’ai estropié le nom de cette dame. Il s’agit bien sûr de Mme Amara et non Fadala. Six mois passés au Sénégal auraient dû me suffire pour le savoir, mea culpa.

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