Posted by: binoo | Mardi 15 avril 2008

Les priorités selon Bush

Il y a des comparaisons malheureuses. Des chiffres qui, mis en regard l’un avec l’autre, sont exaspérants, et montrent quelque part les priorités qui sont données par tels et tels pays.

Il en est ainsi des Etats-Unis.

Face à la menace de récession pesant sur l’économie américaine, Georges Bush annonce début février un plan de relance chiffré à 168 milliards de dollars.

Face à la crise alimentaire en cours dans le monde (également l’une des conséquences de la crise financière mondiale), le même Georges Bush annonce, 2 mois plus tard, une aide de 200 millions de dollars.

En étant provoquant, on pourrait dire qu’aux yeux des Etats-Unis, la crise alimentaire mondiale est 1000 fois moins prioritaire que la crise financière mondiale, alors même que la première est une conséquence directe de la seconde…

Parmi les questions auxquelles nous devrons trouver rapidement des réponses, besoin devenu impérieux à mesure que la crise alimentaire, sociale et environnementale se rapproche :

Comment sortir de cette frénésie financière ?

Beaucoup de bruit en ce moment autour des JO de Pekin. Boycotter ? Ne pas boycotter ? Valeurs de l’olympisme ? Les responsables des organisations sportives ainsi que les responsables politiques semblent se poser d’innombrables questions quasi-philosophiques.

Et la Chine de répondre systématiquement aux attaques dont elle fait l’objet actuellement : “la charte olympique stipule de ne pas introduire de facteurs politiques hors de propos”.

Cet argument, répété à l’envie non seulement par les autorités chinoises, mais également par des responsables politiques et sportifs ne souhaitant pas prendre position ou contrarier le régime chinois, ne tient pas la route selon moi. En effet, les Droits de l’Homme sont au delà du champ politique. Le principe même de ces Droits, c’est d’être positionné au-delà de toutes considérations politiques, et c’est ainsi notamment que Kouchner justifiait le droit d’ingérence.

Respecter, mais ne pas se boucher les yeux

Partant de ce principe, il est donc légitime, même nécessaire, que le mouvement olympique défende ces valeurs fondamentales. Dans le respect du pays hôte, bien entendu. Mais respect ne veut pas dire compromission. Respecter la Chine, ce n’est pas se taire sur le contrôle de la presse, sur la répression des opposants. C’est au contraire, sans aucun esprit néo-colonialiste, aider ce pays à avancer vers les Droits de l’Homme, pré-requis indispensable à toute respectabilité du régime.

Les principes fondamentaux de l’olympisme

La Charte Olympique présente un certain nombre de principes fondamentaux contraignants pour les villes organisatrices des Jeux Olympiques. Parmi ces principes, on peut lire notamment :

  1. L’Olympisme est une philosophie de vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels.
  2. Le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.

Dans ce même document, on peut lire (Chapitre 5 - Les Jeux Olympiques / Paragraphe 37 - Responsabilités, retrait de l’organisation des Jeux Olympiques):

En cas de non-respect de la Charte olympique ou d’autres réglementations ou instructions
du CIO, ou en cas de violation des obligations contractées par le CNO, le COJO ou la ville hôte, le CIO est en droit de retirer, en tout temps et avec effet immédiat, l’organisation des Jeux Olympiques à la ville hôte, au COJO et au CNO, sans préjudice de la réparation de tout dommage ainsi causé au CIO. Dans ce cas, le CNO, le COJO, la ville hôte, le pays hôte et toutes leurs autorités gouvernementales ou autres autorités, ou toute autre partie, que ce soit au niveau communal, local, étatique, provincial, ou autre niveau régional ou national, n’auront envers le CIO aucun droit à une quelconque forme d’indemnisation.

Les Droits de l’Homme sont donc bien évidemment au dessus des questions politiques. Ils sont au coeur des valeurs de l’olympisme. Le non respect des Droits de l’Homme peut donc entrainer jusqu’au retrait de l’organisation des Jeux Olympiques.

Il n’est peut-être pas souhaitable d’en arriver là aujourd’hui. Cependant, il est indispensable de mettre le gouvernement chinois face à ses responsabilités et à ses engagements. Ne rien dire, et surtout ne rien faire, reviendrait à cautionner la répression et l’absence de liberté d’expression dans ce pays.

Posted by: binoo | Mardi 25 mars 2008

Repression au Tibet : hierarchiser les valeurs

Une vision volontairement simpliste de la diplomatie internationale

On nous parle de la répression chinoise au Tibet. La presse à l’unisson fait part de son émoi, les ministres sont scandalisés, les chefs d’Etat appellent à “la retenue”. Différence criante de registre, donc. Juppé faisait part dans son blog de l’ironie du choix des mots : “retenue”, comme si on pouvait “tuer avec retenue”…

Et c’est vrai que c’est un peu avec ce paradoxe qu’essayent de jongler les ministres qui courent après la parole présidentielle.  Clamant médiatiquement leur indignation fasse à la situation actuelle, les Kouchner et autres Yade reconnaissent dans le même temps qu’il ne faut pas être trop brutal avec la Chine. Et Juppé reconnait que c’est facile de s’indigner lorsqu’on ne préside pas au destin de tout un peuple. Tant d’éloquence pour protéger un manque de courage.

Quels seraient les risques de condamner plus fortement la répression actuelle ? Une rupture de la coopération économique franco-chinoise ? S’il s’agit bien du seul risque, alors quelle est la différence avec la françafrique que le président a si lourdement condamné ? Commercer avec un pays bafouant impunément les Droits de l’Homme, est-ce pire ou moins pire qu’entretenir des gouvernements corrompus ?

Ma vision, certes très simplificatrice, c’est qu’il y a une hiérarchie des valeurs, qui place les droits de l’homme au dessus de la sphère économique. Partant de cette hiérarchie, la première des priorités est de garantir le respect de ces droits, avant de penser à ses intérêts économiques. Ou bien, qu’on annonce clairement qu’on ne croit plus tant que ça à ces Droits hérités de notre Révolution.

Posted by: binoo | Dimanche 23 mars 2008

61%

Avec une semaine de retard, me voici de retour. La liste conduite par Dominique Bertinotti a donc réuni 61% des suffrages au second tour des municipales de 2008. Ce score est historique. Historique dans un quartier sociologiquement aisé. Historique, car en 2001, la gauche affrontait une droite divisée et gagnait avec 54,23%. 7 ans plus tard, face à une droite rassemblée (dans l’arrondissement en tous cas), avec une évolution sociologique sensée jouer en notre défaveur, la gauche a donc enregistré une hausse de près de 7 points.

Sept points, qui sont à mettre au crédit d’un bilan particulièrement positif. Mais on ne gagne pas sur un bilan. Ces 7 points sont également le fruit d’un projet crédible, l’approbation d’une liste dynamique, volontairement renouvelée pour donner des idées neuves à la municipalité.

Cette campagne aura été intense, et le résultat est là. Je sors à présent du mode “suivi de campagne”, et me replonge dans l’analyse critique des évènements qui font l’actualité politique.

Posted by: binoo | Vendredi 14 mars 2008

Second tour : J-2

A minuit ce soir, la campagne officielle du second tour des élections municipales 2008 sera clause.

A minuit donc, ce vendredi soir, plus de nouveau tract, plus de nouvelle affiche, plus d’article ni commentaire, sur les médias (TV, Radio, Presse) ni sur les blogs et sites politiques. Samedi donc, ne sera autorisé que le tractage et la présence des militants avec le matériel de campagne déjà distribué.

L’heure ici donc de signer le dernier article de cette campagne. Avec un appel à voter, forcement. Dimanche, il faut une participation maximale, pour que l’on ne puisse en aucun cas remettre en cause la légitimité des élus.

Et biensur, un appel à voter pour les listes de rassemblement, d’ouverture : les listes de Bertrand Delanoë, celle de Dominique Bertinotti dans le 4e arrondissement.

En 7 ans, cette équipe a redonné sa dignité à Paris, a redonné la parole aux parisiens. L’environnement a été un sujet de préoccupation majeur également, ainsi que la relance économique de la capitale. Mais on ne vote pas uniquement sur un bilan.

Pour les 6 prochaines années, ce que proposent les candidat(e)s rassemblés autour de Bertrand Delanoë, c’est d’amplifier le mouvement initié, c’est de donner un temps d’avance à Paris : en termes économiques, en termes de savoirs, en termes d’environnement, en termes de démocratie.

Dans le 4e arrondissement, Dominique Bertinotti souhaite faire du 4e un modèle d’excellence environnementale et mener ce qu’elle nomme “la révolution des ages”. En somme, encrer l’arrondissement dans le XXIe siècle, en en faisant un arrondissement solidaire et durable, pour tous : jeunes, moins jeunes, habitants, touristes, foyers modestes, précaires, etc.

Prochain post lundi pour les résultats !

Posted by: binoo | Mercredi 12 mars 2008

Paroles d’habitant(e) : les dérives du communautarisme

Lors d’une distribution de tracts ce soir à la sortie de métro Saint Paul, une dame m’interpelle sur le bilan de Delanoë au sujet des femmes. “il n’a rien fait pour nous”, me précise t-elle. Je me lance donc dans une petite énumération, de l’augmentation du nombre de places en crèches (+5200) au dépistage gratuit du cancer du sein. “broutilles”, me répond-elle. Nous continuons la conversation, de manière plus informelle, puis je découvre qu’il s’agit d’une femme ayant milité entre autres pour le droit à l’avortement, et plus généralement pour l’égalité des femmes. Je salue bien évidemment son combat.

Puis, je relance la conversation sur cette question de ce que Delanoë n’a pas fait pour les femmes. Ce qui me permet de mieux comprendre le fond de la pensée de mon interlocutrice. A mon interrogation, celle-ci répond : “de toutes façons, il a préféré s’occuper des homosexuels avec la lutte contre le SIDA”. Je passerai sur mon exaspération un peu blasée sur la juxtaposition systématique de la cause homosexuelle et de la lutte contre le SIDA. Ce qui m’a le plus inquiété, c’est l’opposition qui était opérée entre la lutte pour l’égalité des femmes et la lutte pour l’égalité des droits homosexuels. Alors que je pointais du doigt ses contradictions, elle me répliquait : “mais ça n’a rien à voir, nous on est 51%”… Comme si l’égalité était une affaire de statistiques, comme si l’égalité des uns était nuisible à celle des autres, comme s’il était inconcevable de mener de front 2 combats, qui sont en fait un seul et même : la lutte contre toutes les formes de discriminations.

Alors il est vrai qu’il y a des différences entre les 2 combats : dans un cas, on a un combat pour une égalité de fait (l’égalité de droit étant déjà acquise), dans l’autre il s’agit d’une égalité de droits. Cela n’empêche rien à la perversité du mode de pensée profondément communautariste, qui conduit à une vision de la société comme une juxtaposition de communautés représentées par leurs lobbys. Si on ne peut nier les pressions communautaires qui peuvent s’exercer sur les pouvoirs politiques, il est inconscient de promouvoir une telle vision de la société. C’est à mon avis ce qu’a commencé à introduire Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle (opposition des lève-tôt et des couche-tard, des travailleurs et des assistés, des réguliers et des clandestins). C’est aussi ce que tente de faire Françoise de Panafieu lorsqu’elle met l’accent sur un soit-disant lobby gay servi par le Maire de Paris (chiffres faux à l’appui : elle aussi mélange Défense des droits des homosexuels et lutte contre le SIDA).

Dans le 4e arrondissement, on voit bien qu’une vision communautariste de la société mènerai au déclin du quartier. Le Marais tire toute sa richesse de la coexistence de plusieurs composantes : un quartier juif historique, mêlé à un quartier gay qui lui est aujourd’hui indissociable. Il suffit de se ballader rue des Rosiers pour se rassurer : le vivre ensemble, ça marche !

Posted by: binoo | Mercredi 12 mars 2008

Arguments de campagne : Staline s’installe à Paris ?

On entend souvent, à droite, le même argument pour contrer le dynamisme des listes conduites par Bertrand Delanoë. Voter Delanoë, nous dit-on, s’est voter pour les communistes. Les termes employés alors systématiquement ont pour but de renvoyer aux heures sombres de l’URSS. Pour exemple, une dépèche Reuters publiée mardi 11 mars au soir, qui reprenait les principaux temps forts du meeting de Françoise de Panafieu dans le 12e arrondissement.

A la tribune, la ministre de l’Economie a mis en garde l’éventualité que la mairie tombe à nouveau dans “des mains socialo-communo-vertes”.

Avant elle, un de ses co-listiers a rappelé que “le 18 mars 2001, nous avons entendu jouer l’Internationale” pour célébrer la victoire de Bertrand Delanoë.

Le meeting de mardi soir s’est terminé lui par une Marseillaise. “Voilà notre Internationale!”, a conclu Jean-Marie Cavada.

La spécialiste des finances qu’est Mme Lagarde devrait se garder de dénoncer cette alliance. Oui, sur Paris, les listes “Un temps d’avance” regroupent des candidats socialistes, verts, communistes, radicaux, chevenementistes, ainsi que des personnalités de la vie civile. Oui, depuis 2001 déjà, nous fonctionnons avec ces différentes sensibilités. Cela ne nous a pas empéché d’avoir une gestion financière extrêmement saine (cf mon article précédent). Et ce n’est pas pour cela que l’internationale est enseignée dans les écoles de la capitale.

Agiter le spectre d’un communisme totalitariste et rétrograde relève selon moi de la calomnie, et tend à prouver que Mme de Panafieu, à court d’arguments tangibles, tente un rebond par la peur.

Espérons qu’elle adopte un discours plus politique et constructif lors du débat télévisé ! Paris mérite mieux que ce genre d’argumentaire désespéré ! Quant à utiliser la Marseillaise à la fin d’un meeting pour une élection locale et non nationale, je trouve cela déplacé et manipulateur.

Posted by: binoo | Mardi 11 mars 2008

Point sur la fiscalité et la gestion financière à Paris

Alors que certains voudraient nous faire peur en assurant que “voter à gauche, c’est voter une augmentation des impôts et une mauvaise gestion financière des villes”, je crois qu’il faut rétablir la vérité sur la base des faits observés dans la mandature qui s’achève en ce qui concerne la gestion financière et fiscale de Paris. [merci au site des jeunes Paris 15 pour avoir collecté ces informations]

1. Gestion financière : La ville de Paris a obtenu pour la première fois en 2007 la note maximale (AAA) décernée par les trois grandes agences de notation financières Standard&Poors, Moody’s et Fitch Ratings.

- Pour Standard&Poors, cette note reflète “la richesse du tissu économique, ses performances financières solides, son endettement modéré, la qualité de son management ainsi que son important potentiel fiscal“.

- Moody’s souligne que Paris, avec ces notes, se situe au même niveau qu’Ottawa, Stockholm ou Vienne, ou des régions comme la région flamande ou la Bavière, réputés pour leur gestion financière.

- Fitch Ratings a souligné que le niveau d’endettement de la ville représente “trois années d’épargne brute” et a salué “la capacité de la ville à faire face aux défis futurs

- Enfin, Bertrand Delanoë rappelle : “Chaque fois que nous gérons mieux, nous pouvons financer des logements sociaux, des crèches, le tramway

2. Fiscalité : Depuis le début de la mandature, huit budgets ont été présentés sans toucher aux taux de la fiscalité directe et indirecte. Dans le même temps, l’effort d’investissement pour améliorer le service rendu aux Parisiens “a augmenté de 50% par rapport à la mandature précédente” et a été financé “pour plus de 90% par autofinancement“, selon la Ville.

Voici pour le bilan.

Pour la prochaine mandature (2008-2014), Bertrand Delanoë a tenu à indiquer dès la présentation de son programme que les efforts d’investissement (1 milliard d’euros pour la recherche, 40 000 logements sociaux supplémentaires, création de places en crèches, en maisons de retraites, de places supplémentaires pour les SDF, financement d’une politique de transports ambitieuse, etc.) nécessiteront une légère augmentation de la fiscalité :

- hausse limitée strictement aux 2 premières années du nouveau mandat (2009 et 2010)

- correspondant à une augmentation à 1 chiffre

    On est donc bien loin d’un risque d’explosion de la fiscalité à Paris ! Il faut souligner également la transparence de Bertrand Delanoë à ce sujet, puisqu’il est le seul à avoir évoqué ce point, sans aucune volonté de dissimulation.

    Posted by: binoo | Lundi 10 mars 2008

    Les ministres malmenés à Paris !

    La capitale ne réussit visiblement pas aux ministres…

    - dans le 7e, Dati ne fait “que” 49.5%” au premier tour ! Bon, avouons que c’est un beau score malgré tout, mais pour le plaisir, la Garde des Sceaux devra rester dans cet arrondissement à faire campagne jusqu’à dimanche prochain. Trop dur !

    - dans le 4e, la liste Roger/Albanel accuse 17.2 points de retard avec la liste Dominique Bertinotti. Dans cet arrondissement qui était soit-disant “prenable” par la droite (source des espoirs de l’UMP), la droite perd donc 10.3 points par rapport aux élections municipales de 2001. Belle performance !

    - dans le 12e, le duo de superstars a visiblement souffert d’une extinction de voix…  Débaucher Cavada du Modem et recruter la (presque) prix Nobel Ministre de l’Economie Christine Lagarde n’aura pas suffi à faire vasciller Michèle Blumenthal, candidate discrète mais disposant d’une arme redoutable : la compétence. Avec 24.3%, la liste UMP accuse un retard de 21.8 points par rapport à la liste PS (à 46.1%) !

    Posted by: binoo | Lundi 10 mars 2008

    Les résultats du 1er tour dans le 4e arrondissement

    Voici les résultats confirmés à l’issu du premier tour des élections municipales du 9 mars 2008 dans le 4e arrondissement de Paris :

    - Liste Dominique Bertinotti (PS) : 48.49%

    - Liste Vincent Roger (UMP) : 31.33%

    - Liste Fadila Mehal (MODEM) : 8.16%

    - Liste Corinne Faugeron (Vert) : 7.89%

    - Liste Jacques Vivies (FN) : 2.71%

    - Liste Marie Jose Borsari (LO) : 1.43%

    A 160 voix prés, nous l’emportions au premier tour ! Quoi qu’il en soit, il s’agit véritablement d’un résultat historique pour le 4e arrondissement de Paris. La mobilisation continue, et rendez-vous dimanche prochain pour confirmer cette poussée !

    Posted by: binoo | Jeudi 6 mars 2008

    Théo Klein soutien Dominique Bertinotti

    Théo Klein, ancien président du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (CRIF) soutient Dominique Bertinotti et Bertrand Delanoé. Homme de foi, Théo Klein s’est toujours fait l’avocat des valeurs laïques et républicaines françaises. Auteur de plusieurs livres, il a notamment publié une lettre ouverte à Ariel Sharon par l’intermédiaire du journal Le Monde .

    Un soutient émouvant de l’un des principaux représentants du judaïsme libéral en France.

    Posted by: binoo | Jeudi 6 mars 2008

    Fillon : candidat à la mairie de Paris ?

    Ou comment les cotes de popularité guident la communication politique de l’UMP

    J’ai reçu hier les professions de foi ainsi que les bulletins de vote pour le premier tour des élections municipales. Et j’avoue avoir été assez surpris de la profession de foi de Vincent Roger, candidat UMP dans le 4e arrondissement.

    En dehors de la liste, 2 personnalités de l’UMP apparaissent en bas de page :

    - sur les 3/4 du bas de page, François Fillon, dont on précise la fonction (Premier Ministre, pour ceux qui l’auraient oublié)

    - sur le petit 1/4 restant, Françoise de Panafieu a juste le temps d’écrire 3 mots. A aucun moment il n’est mentionné “Françoise de Panafieu, tête de liste pour Paris”. Non, elle doit se contenter d’avoir son nom et sa photo, et c’est déjà beaucoup.

    Pour un non initié, qui n’aurait pas suivi la campagne, on aurait tout lieu de penser que c’est Fillon qui se présente à la Mairie de Paris. Mais ne nous trompons pas, voter Roger c’est voter Panafieu.

    Enfin, dernière remarque, la liste UMP du 4e affiche fièrement les partis affiliés à l’UMP, surtout quand ils sont proches du centre (le Nouveau Centre, la Gauche Moderne et son adhérent unique). En revanche, aucune mention du CNI, dont j’ai déjà parlé précédemment… Etrange ? Il est grand temps de lancer ce plan Alzeihmer !

    Posted by: binoo | Mardi 4 mars 2008

    XIIe : Roméro votera Lepage puis Blumenthal

    La droite va mal à Paris, très mal. Au point que certaines figures de l’UMP s’apprêtent à voter pour un tocard (sic).

    Après le petit jeu des dissidences, après l’opération “il faut sauver la Panaf’” effectuer à grand renfort de parachutage pas toujours heureux d’éminences du gouvernement (Dati, Lagarde, Albanel,…), l’UMP nous présente les “gens biens de l’UMP qui vont voter delanoë”.

    Ainsi, Jean-Luc Roméro, président d’Aujourd’hui, Autrement (associé à l’UMP), annonçait ce lundi (le 3 mars 200 8) qu’il voterai Corine Lepage (Modem) au premier tour, et Bertrand Delanoë au second tour “sans aucune hésitation”. Un coup dur pour Françoise de Panafieu, un coup dur aussi pour l’ensemble des candidats UMP qui vantent leur ouverture d’esprit. Car Roméro est sévère : il dénonce le “conservatisme des responsables de l’UMP de Paris qui n’ont pas su prendre la mesure des évolutions de la société”.

    En effet, quand on voit les alliances de l’UMP à Paris, on comprend les réticences de Roméro. Dans le 4e par exemple, la liste du candidat Vincent Roger rassemble des représentants de Gaylib, bien en visibilité, mais également un membre dirigeant du CNI. Le CNI, c’est tout simplement le parti auquel appartient notamment M. Vanneste (souvenez vous, celui qui parle de l’infériorité des homosexuels et qui est aujourd’hui candidat officiel de l’UMP aux municipales de Tourcoing)… Un parti affilié à l’UMP qui ne cache pas son hostilité à l’égard de la condition homosexuelle… On comprend donc pourquoi Vincent Roger cache toute mention du CNI (alors que dans le 3e arrondissement voisin, le logo CNI est bien présent sur le matériel de campagne comme partenaire).

    On comprend aussi pourquoi Jean Luc Roméro parle de conservatisme à propos de la Droite à Paris. Le seul vote progressiste, c’est donc le vote pour les listes de Delanoë, dès le 9 mars.

    Dominique Bertinotti était le 29/02/08 l’invitée du journal de Shlomo Malka sur RCJ. Cliquez ci-dessous pour entendre l’interview en intégralité.

    Posted by: binoo | Lundi 3 mars 2008

    Hausse des prix : faisons jouer la concurrence ?

    Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances et candidate aux élections municipales dans le 12e, a toujours le mot pour rire, et montre qu’elle connait bien la France d’en bas, celle de l’autre côté du périph’.

    Au sujet de la hausse des prix, et  suite à l’étude commandée à l’INSEE, elle explique :

    “Cela dit, l’enquête de la DGCCRF fait ressortir une concurrence avérée et des différences majeures de prix entre enseignes: j’invite les consommateurs à faire jouer la concurrence”

    Facile, lorsqu’on est sur Paris, de faire un arbitrage entre La Grande Epicerie et Franprix (et là, effectivement, on observera à coup sûr une “différence de prix majeure”)… En revanche, va-t-on demander au consommateur ruffecois (Ruffec, 4000 habitants, Poitou-Charentes), de faire 50km pour aller dans un Hypermarché et renoncer à son Supermarché local pour “faire jouer la concurrence” ? A quand le “chèque essence pour faire jouer la concurrence dans la grande distrib’” ?

    Posted by: binoo | Lundi 3 mars 2008

    Vincent Roger : une liste 100% proximité ?

    Etrange, sur le programme de Vincent Roger, de lire : “une liste 100% proximité”. Et en effet, face à chacun des membres de la liste, son adresse “rue des rosiers”, “rue des tournelles” ou encore “rue du roi de sicile”. Et l’adresse de Mme Albanel, deuxième de liste ? Seule mention à côté de son nom : “ministre de la culture”. Drôle d’adresse, avouons le… Mais alors, pourquoi clamer cette fausse proximité ? J’ai ma petite théorie là-dessus : Mme Albanel, qui est une parachutée de dernière minute (on sait qu’elle voulait et devait se présenter dans le 5e arrondissement, mais que Tibéri l’a refourguée à son ami Vincent Roger), a été ajoutée en vitesse sur les tracts, après que le slogan “100% proximité” ait été décidé…

    Face à cela, la liste conduite par Dominique Bertinotti, sans avoir besoin de renfort de quelque ministre, se présente équilibrée, implantée dans le 4e, diverse, dynamique.

    Posted by: binoo | Lundi 3 mars 2008

    Vincent Roger, very close with Panafieu or not ?

    C’est amusant de voir combien certains candidats ne sont pas fiers de leur tête de liste parisienne. Dans le 4e arrondissement, Vincent Roger est le candidat de l’UMP. Par « coutume », sur les affiches officielles, le candidat de l’arrondissement s’affiche à côté de la tête de liste parisienne. C’est ainsi que Dominique Bertinotti s’affiche aux côtés de Bertrand Delanoé pour la liste de rassemblement PS / PRG / MRC / PC. On a même, côté Modem, une affiche ne représentant que Marielle de Sarnez, avec une mini-affiche/post-it format A4 présentant Fadila Mehal, la candidate du 4e (son nom apparaît en plus petit, moins lisible que les noms de Sarnez et de Bayrou). Mais Monsieur Roger a bien pris le soin d’effacer toute mention de la tête de liste parisienne Françoise de Panafieu. Une hésitation de dernière minute ? Une honte, une gène ? C’est étrange, car voter Vincent Roger, c’est bien évidemment voter Françoise de Panafieu…

    Posted by: binoo | Mercredi 19 décembre 2007

    Le Quai d’Orsay limite l’accès au PACS pour les expatriés

    Dernière minute : le Conseil d’Etat vient de juger cette circulaire illégale. L’info en cliquant ici

    Voici un article du monde du 18.12.2007, inquiétant sur l’avancée vers l’égalité des droits pour tous :

    Ils ont tous deux choisi de vivre en Asie mais ils croyaient pouvoir se pacser sans difficultés à l’ambassade de France. “Nous avons vite déchanté, raconte ce ressortissant français qui souhaitait s’unir avec son compagnon. Les services étaient très réticents, ils nous ont fait longuement patienter, puis l’ambassadeur a tenté de nous dissuader en nous mettant en garde contre les troubles à l’ordre public local, qui pénalise l’homosexualité. Nous avons finalement réussi à obtenir une date mais elle a été annulée sans explication. Depuis, aucune nouvelle.”

    L’ambassade de France ne faisait sans doute qu’appliquer la circulaire du ministère des affaires étrangères du 28 septembre, qui limite considérablement la portée du pacs à l’étranger. Avant d’examiner une demande, l’ambassadeur ou le chef de poste doivent désormais “s’assurer que l’ordre public local ne prohibe pas la vie de couple, hors mariage, de deux personnes de sexe différent ou de même sexe”. Si l’union libre ou l’homosexualité sont interdites, la demande “ne peut être examinée”, selon la circulaire.

    La porte n’est pas complètement fermée pour autant : lorsque les demandeurs sont tous deux français et qu’ils “persistent dans leur volonté en dépit de la mise en garde de l’ambassadeur ou du chef de poste consulaire”, la demande peut être examinée à une condition : les futurs pacsés doivent reconnaître dans une lettre qu’ils ont reçu une “mise en garde” et qu’ils en ont “compris la portée”.

    Cette “reconnaissance d’avis donné” doit être conservée par l’ambassade ou le consulat. Les partenaires doivent également s’engager à ne pas se prévaloir du pacs dans le pays concerné.

    Pour le ministère, cet encadrement des pacs homosexuels signés à l’étranger a pour but de garantir la sécurité des ressortissants français. “Nous ne souhaitons pas qu’ils aient des difficultés dans les pays où l’homosexualité est réprimée”, note le Quai d’Orsay.

    Ces restrictions concernent près de quarante pays, qui vont de l’Algérie au Cameroun en passant par l’Egypte, l’Inde, le Liban, le Maroc, le Nigeria, le Togo, la Tunisie ou la Syrie.

    Depuis la création du pacs, en 1999, les ambassades situées dans les pays qui pénalisent l’homosexualité étaient souvent réticentes mais les couples les plus déterminés parvenaient à leurs fins. “En 2002, je me suis pacsé avec mon compagnon français dans un pays où l’homosexualité est sanctionnée par des peines de prison, raconte un ressortant africain. Nous n’avons jamais été inquiétés par les autorités locales mais nous avons toujours pris des précautions, avant comme après le pacs.”

    Pour justifier en droit ces restrictions, le ministère des affaires étrangères se fonde sur la convention de Vienne de 1963 : la signature d’un pacs, estime-t-il, relève des fonctions que la France ne peut exercer que si “l’Etat de résidence ne s’(y) oppose pas”. Lorsque l’homosexualité est proscrite, le ministère considère donc que les ambassadeurs et les chefs de poste doivent dissuader les demandeurs.

    Quatre associations - dont la Ligue des droits de l’homme et l’Inter-LGBT, qui organise tous les ans la Marche des fiertés à Paris - ont déposé une requête en annulation contre cette circulaire. La section du contentieux du Conseil d’Etat a examiné le référé suspension, lundi 17 décembre. “Le Quai d’Orsay accepte de se plier au climat homophobe qui règne dans certains pays”, regrette le porte-parole de l’Inter-LGBT, Alain Piriou.

    Pour ces associations, l’enregistrement d’un pacs constitue une fonction similaire à la qualité d’officier d’état civil ou de notaire, qui n’exige aucune concession à l’“ordre public local”. En réservant les pacs aux Français, la circulaire introduit en outre, selon eux, une discrimination en fonction de la nationalité.

    Elle crée enfin une discrimination en fonction de l’orientation sexuelle puisque l’homosexualité est proscrite dans de nombreux pays, notamment dans le monde musulman.

    Anne Chemin - Article paru dans Le Monde - édition du 19.12.07.

    C’est, en quelques sortes, cautionner le non respect par certains pays d’un principe fondamental des droits de l’homme, qui plus est faisant partie de notre devise : l’égalité. Une ultime attaque à notre passé de “pays des droits de l’homme”…

    Posted by: binoo | Mercredi 19 décembre 2007

    Divine Idylle présidentielle ?

    Carla Bruni, le 15.02.2007 dans Figaro Madame :
    MONOGAMIE « Je suis fidele… à moi-même ! (Elle rit.) Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du dévelopement d’une intimité. Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie. L’amour dure longtemps, mais le désir brûlant, deux à trois semaines. Après ça, il peut toujours renaître de ses cendres mais quand même : une fois que le désir est appliqué, satisfait, comblé, il se transforme. Le pauvre, qu’est-ce que vous voulez qu’il fasse ? Moi, je ne cherche pas particulièrement l’établissement des choses : l’amour et le couple ne me rassurent pas. Je ne me sens jamais en couple, pourtant j’ai un amoureux que j’aime et qui vit avec moi. C’est mon côté garçon. D’ailleurs, comme les hommes, je sais très bien compartimenter. Je sais faire mais avec un avantage sur eux : ma précision féminine (elle rit). Je ne me plante jamais ! Je suis quand même complètement femme avec ces sentiments supposés féminins qui m’envahissent parfois : la responsabilité, la culpabilité, le remords. Et puis ça passe et je redeviens cette espèce de kamikaze qui ne veut qu’une chose : vivre, vivre, vivre ! »

    Nicolas Sarkozy, le 26.03.2007 sur son site de campagne :
    Question : Qu’est-ce que vous pensez de la polygamie ?
    Réponse : “Je respecte toutes les cultures à travers le monde, mais qu’il soit bien claire : si je suis élu Président de la République, je n’accepterai pas que la femme soit traitée à l’inférieur de l’homme. La République française ce sont des valeurs : le respect de la femme, l’égalité entre un homme et une femme. Personne n’a le droit d’être prisonnier, y compris dans sa propre famille. Je le dis clairement, que la polygamie est interdite sur le territoire de la République Française. Que l’excision je la combattrai et que ceux qui ne veulent pas comprendre que les valeurs de la République française c’est la liberté de la femme, la dignité de la femme, le respect de la femme : ceux là n’ont rien à faire en France.
    Si on ne respecte pas nos lois et si on ne veut pas comprendre les valeurs qui sont les nôtres, si on ne veut pas apprendre le français, alors on n’a rien à faire sur le territoire de la France.”

    Conclusion :
    1/ Un couple mal barré
    2/ Carla (Italienne d’origine) : désolé, mais tu dois rentrer chez toi (enfin chez tes ancêtres quoi, c’est pareil pour ton chéri), les mains vides

    Posted by: binoo | Lundi 17 décembre 2007

    S’engager, ou avancer caché ?

    Depuis le début, sur ce blog, j’ai annoncé la couleur. Je suis socialiste, engagé. Engagé hier auprès de Ségolène Royal, engagé aujourd’hui dans la campagne municipale pour Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement, et pour Bertrand Delanoe.

    D’autres n’ont visiblement pas la même éthique. Dans cette campagne municipale, je regarde un peu cette e-campagne dont on parle souvent. Je traine, découvre des blogs, nous échangeons de “bonnes adresses”, et des sites un peu “suspects” parfois. Pas suspects parce qu’ils s’opposent à certaines actions de la mairie. C’est au contraire une richesse, car c’est ainsi qu’on avance. Non, s’ils sont suspects, ces blogs, c’est parce que leur bloggueur avance caché. Je prends pour exemple (et désolé pour ce bloggueur) : Le 4eme que j’aime . En apparence, le site d’un habitant “traditionnel”, qui aime son quartier. Je m’engage donc dans une lecture un peu plus détaillée du blog. Quelques critiques du travail de l’équipe municipale en place. Très bien, comprenons ce qui n’a pas été bien fait, ou pas bien compris, pour évoluer. Mais vraiment, ces critiques semblent à chaque fois étranges, car très ciblées, et ne ressemble pas tellement aux critiques d’un habitant “traditionnel” (entendez non encarté).

    J’investigue donc un peu plus. Puis me rends compte que ce blog est hébergé par Vincent Roger, candidat UMP à la mairie du 4eme… En effet, on peut accéder au blog de deux façons : sur www.le-4-que-jaime.fr - mais également http://vincentroger.typepad.fr/le_4me_que_jaime/ !

    Qu’on me comprenne : rien de mal à avoir un blog quand on est militant, de gauche ou de droite. J’aurais bien du mal à soutenir le contraire, le faisant moi même. Ce que je n’aime pas, en revanche, c’est que l’on annonce un blog plutôt indépendant - le thème choisi, et le titre, font penser à une certaine indépendance - alors qu’il est en fait celui d’un militant visiblement plutôt proche du candidat…

    Après les vrais faux interviewés (souvenez-vous l’épisode de l’interview “improvisée” de quelques “inconnus” à propos de Françoise de Panafieu, qui s’étaient en fait révélés de vrais militants UMP…), Vincent Roger invente donc les vrais faux blogueurs indépendants…

    Ca promet pour la suite de la campagne !

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